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2009-09-04 Paris - Le Pixi
http://satanowesusmoney.blogspot.com/ Aluk Todolo : au fur et à mesure, d'un long et torrentiel morceau de grumeau primordial façon Lightning Bolt meets Inade circa Aldebaran, émerge un machin aux multiples grooves de mollusque torve de bon cru broadrickien, saisis obsessionnellement de fièvres trancejazz psychnoise ; on pense vaguement aux concerts de Sister Iodine de la grande époque, et on se fait rincer la tête et les cervicales.

http://www.moonlight666.com/ [...]Aluk Todolo est tout à fait dans un autre style  !
J'aurai du mal à vraiment décrire, mais c'est instrumental, et on part au fur et à mesure des morceaux avec le groupe.
Au final j'ai trouvé cela vraiment excellent, il va falloir que je me penche sur la disco de ce groupe ! !

http://cerclenoir.blogspot.com/ Aluk Todolo a été impérial, mettant à genoux un public en transe. Il faut dire que le trio parvient à imprimer un groove quasi hypnotique à leur art, notamment grâce à un batteur sponsorisé par le Lapin Duracell.
Aluk Todolo réussit à conférer un sens à son magma aux confins de la noise. Enorme !

2009-09-29 Richmond - God's Haus
http://www.lastfm.fr/

Holy shit. Seriously. What a night. God's Haus is a house about three miles from my place, a huge house. The bands set up in the kitchen.

First up was Caves Caverns. Turns out that it's the sound guy from Nara (RIP)'s band. Really spacy, theremin drenched psychedelic noise rock. Two drummers. They had some cool lighting effects with a projector/water/food coloring. Their set was really awesome. The theremin dude also played bass and it went from surf to psyche blasts to walls of feedback. Awesome stuff.

The second act was a dark ambient dude from New York, Lussuria. His set was one long track that gradually evolved from heavenly choir drone to pulsating blasts. At the height of the track he screamed some vocals, before it all finally faded back into the angelic drone and finally to nothing. Reminded me of NTT but more minimalistic. I think the height of the set was the pulsating and the vocals, it was very well done.

Last but not least was Aluk Todolo. They requested that all lights be turned off. The only light in the kitchen was one bulb hanging from the drum set. They started off with about a ten minute long wall of feedback soaked droney black metal, blasting on the drums, bass and guitar wailing. They played all of their tracks almost back to back, most of them went on for more than ten minutes. It was amazing how the tracks morphed from insane black metal to groovy slow jams. Think Keiji Haino mixed with classic Darkthrone mixed with a little bit of Thrones. The last track was seriously one of the most rediculous things my ears have ever heard. The track started off and grooved on, but then as it progressed it just got slower. and slower. and slower. Until it was nearly a crawl. Huge spacy riffs akin to Khanate. Seriously my new favorite. I may say this alot, but I don't think anything could ever top this show.

2009-09-29 Richmond - God's Haus
http://blogs.myspace.com/

ALUK TODOLO look just like a black metal band, and they started off sounding like a black metal band with the relentless drums and the ramping up to a certain level of intensity and never letting up from that, but they weren't a black metal band. For one thing you could hear the bass, ha ha! No, seriously, I don't really know how to describe them. There weren't a whole lot of riffs, or dynamics. Mostly a wash of noise without much variation. The guitarist did play with a violin bow in one song which I thought was pretty cool. Overall they didn't grab me all that much, but they're on tour from France, so they must have a fan base over here, and good for them! I hope their tour goes well.

Baltimore's City paper
http://www.citypaper.com/

Maybe we're still just all hot and bothered from last week's Sunn O))) show, but give us more winking paeans to the occult, monastic drone, and robes, please. Enter Aluk Todolo (pictured), a dark-side trio with a penchant for krautrock rhythms, noise seizures, soul-deep psychedelic fiddling, and a good, deep ommmmmmmmmm. Darsombra, Aluk Todolo's labelmate, is a bit of a Baltimore shadow player--one fellow, Brian Daniloski, crafting ambient-metal bad trips to recast your brain matter for one hell of a cold winter.—Michael Byrne

http://www.brooklynvegan.com/archives/2009/10/aluk_todolo_pla.html

2009-10-01 Brooklyn, USA – Music Hall of Williamsburg
http://www.eardrumnyc.com/

Cold Cave's set was preceded by a pummeling from French trio Aluk Todolo. With little warning, the black-clad group started the night by launching into a sustained chord that assumed mass and velocity, like a fire engine hurtling towards a subway train. That opening chord slowly gave way to lengthy, suite-like songs, with the bassist maintaining a rumbling low end and the drummer bluntly urging the swelling sound along. All the while,Aluk Todolo 's guitarist (and de facto leader) ran through a variety of loops, effects, tunings, and restringings that provided variations on the physical heft of the band's initial attack. Humorless? Sure. But Aluk Todolo 's set maintained a visceral intensity that challenged and pleased the audience, who responded with their own roaring, droning applause.

2010-05-15 Marseille - L'embobineuse
metalorgie.com

Il n'y a que l'Embobineuse pour te faire passer d'un mec en cagoule Walt Disney à Aluk Todolo. Avec un nom pareil, tu te doutes forcément que ces mecs là ne rigolent pas, qu'ils portent du noir et qu'ils utilisent Head & Shoulders pour entretenir leur looooooogues chevelures. Sur scène, le trio opte pour le strict minimum, c'est à dire rien sauf une ampoule à la lumière orangée plantée au milieu de l'espace, qui apparaît comme en apesanteur. Dès la première seconde, c'est le mur de briques qu'ils décident d'envoyer. Monobloc, sans fissure, ni joint. Le truc qui te prend de plein fouet ou qui te passe 100 bornes au dessus du crane. L'approche générale est plutôt minimaliste. Zéro branlette. Aluk Todolo mise tout sur le ressenti. 100% instrumental, le set alterne entre digressions drone rock, vaporisations d'atmosphères black metal et occultes, riffings aux couleurs seventies et des choses indéfinissables que le groupe égraine au grès des courants. Les passages qui auront le plus retenus mon attention restent sans aucun doute ces quelques relents glacials qui lorgnent vers un indus quasi rituel. Aluk Todolo, c'est le genre de truc que tu as envie d'écouter chez toi, seul, au beau milieu de la nuit, pour que l'essence même de la musique n'en ressorte que davantage. Sur scène il m'a manqué une grosse partie du contexte pour accrocher plus d'un gros quart d'heure à une interprétation au final bien (trop) sage.

2011-02-19 Paris - Le Pixi (with Lugubrum)

drakkar666.forumactif.com ...et c'était bien.
Bon son globalement, même si la configuration de la salle amenait à choisir entre une balance équilibrée pour l'auditeur et ne pas voir les musiciens (pas de scène, sol sans dénivelé).
Les deux groupes ont bien joué, même si Aluk Todolo cadre moins avec mes goûts (metal rock psyché, si je devais définir).
Une set list de Lugubrum assez variée, mais plutôt sur les albums "récents" (un morceau de De Totem et au moins un de De Vette Cuecken au moins tout de même).
J'aurai pas craché sur 10cm de hauteur de plafond de plus par contre.

gutsofdarkness.com j'me permets de lacher un p'tit avis : j'ai adoré les deux groupes (d'ailleurs ils ovont très bien ensemble j'ai trouvé !), Aluk c'est un gros trip bruitistorépétitifmaispasiqueça vraiment immersif et Lugubrum c'était super, j'sais pas trop quoi dire, énergique, groovy puissance bref les trucs que tu dis quand tu sais pas quoi dire !

2011-04-12 Paris - Le Point FMR
The Smoking Ferret

[...] Tout juste le temps de prendre l'air que ALUK TODOLO a déjà attaqué le début de son set.
Tout comme pour son projet solo, Electronic, SHANTIDAS accentue l'effet insaisissable de ses performances à l'aide de beaucoup beaucoup de fumée. Cela donne, dans le cas présent, une impression de THE MIST, soutenue par le son qu'il produit ce soir. Son radicalement différent de prime abord à ce que j'avais pu découvrir précédemment. ALUK TODOLO propose en effet une musique 'plus organique' puisqu'il s'inscrit dans la vague là, précisément, de post-Metal ou Post-Black, avec un côté Shoegaze fort appréciable (aka, c'est du cirage). Le projet présenté est purement instrumental d'ailleurs. Une basse, une batterie, une guitare, le tout utilisé avec une très grosse saturation et une rythmique simple mais non-linéaire. Beaucoup d'influences là encore, même si on oublie pour cette fois l'Indus et l'Electronica ; on les oublie d'ailleurs dans la composition puisque leur empreinte s'avère quand même bien palpable. Juste, au lieu d'utiliser des samplers pour produire les loops, ce sont les cordes qui s'en charge. On retrouve donc en fait ce côté cyclique et monomaniaque que l'on à dans les productions de, par exemple, WINTERKÄLTE. Le son général est relativement agressif, dynamique, bourré d'une grande énergie latente et soutenue. Comme toutes les compositions du post-Metal et même du prog-Metal, les pièces sont articulées autours de la rythmique ; même si le Death Metal appuie en général sur le blast-beat, avec son effet habituel ronflant de sulfateuse et qui me donne personnellement toujours un grand tournis que j'adore, je suis encore plus férue de cette scène post ou prog dans laquelle les batteurs et leurs sets sont réellement intégrés en tant qu'instrument à part entière dans les groupes. Beaucoup d'impressions à se dégager d'un jeu au départ sans modulations réelles, mais qui réussit cependant à devenir sensitif et même, pour les meilleurs, sensuel. Dans le cas d'ALUK TODOLO par contre, la batterie est complètement intégrée aux chants. En ce sens, et cela s'est retrouvé dans certains passages du set, on s'approche parfois d'une démarche proche du Free Jazz. Tantôt des passages très coordonnées et très structurés, nécessaires à la pleine expression du style post/ prog, tantôt par contre, chacun des trois protagonistes donne l'illusion de jouer une partition en totale indépendance des deux autres. En totale inadéquation avec le jazz, on retrouve aussi dans le son et surtout la manière de les arranger, un petit côté Punk Garage années 80. Cet aspect apporte une certaine désinvolture à l'ensemble du set, allégeant un peu le côté très lourd de leur Doom Metal (et j'en connais qui vont jubiler en lisant que je parle de Doom Metal pour définir du post rock. Et oui, même moi j'y viens...).
Un côté très lourd dans son ensemble donc pour ALUK TODOLO. Un set qui me plait beaucoup. On est désormais bien loin des premières compositions qui étaient beaucoup plus Indus-Ritual et beaucoup moins authentique que ce que le groupe produit désormais.
SHANTIDAS à un nez très fin en matière de sons et ses goûts ont actuellement le vent en poupe. [...]

2011-04-12 Paris - Le Point FMR
lafilledurock.com

La deuxième surprise arrive avec Aluk Todolo, trio « black metal » dont le nom m’était encore inconnu avant de découvrir l’affiche. Leur début de set se fera dans un vaste brouillon sonore dont je ne reconnaitrais rien pendant cinq bonne minutes passé à me dire si tout cela n’était peut-être pas juste un groupe de merde apprécié par des intellos en mal d’interprétation conceptuel. Finalement, au bout de cinq minutes, mon opinion changera grandement quand j’aurais l’idée (peut être aussi par lassitude) de fermer les yeux et de me concentrer sur ce qui ressortait le plus de l’action du trio guitare, basse et batterie, tout fleuron black metal devant. En réalité, la musique d’Aluk Todolo se sert de certains éléments black metal mais la comparaison s’arrête vite après que l’on est dépassé le look de metalleux des musciiens. Leur musique est beaucoup plus ambiancé et joue sur des notes répétitives mais hypnotique. Une appropriation réussi de code issu du metal pour ne finalement pas en faire. Du rejet je suis passé à l’intérêt et l’achat d’un disque de leur cru me semble imminente après une seconde découverte aussi intéressante.

2011-04-12 Paris - Le Point FMR
moonlight666.com

[...] Changement de style, un début de concert à l'éclairage basé une seule grosse ampoule centrale.
Un début style black-métal instrumental et lanscinant, qui monte qui monte ..
La suite sera plus calme, lourd, mais toujours dans un registre instrumental et planant.
Il faut fermer les yeux et se laisser emporter par cette bande-son que l'on verrait idéalement sur un court-métrage inquiétant.
2ème fois que je les voyais, et j'ai encore une fois bien aimé le concert. [...]

2011-04-12 Paris - Le Point FMR
musik-industry.com

[...] Pour ce qui est d’Aluk Todolo, un mal de ventre fourbe m’a pris peu après le début du set et malgré tous mes essais pour rentrer dans la salle. Besoin d’air ! Dommage. Trois bons zicos pour un set hypnotique à souhait si j’en crois les (r)avis du dedans. [...]

2011-04-12 Paris - Le Point FMR
metalsickness.com

[...] Changement de plateau. On en profite pour aller prendre l'air sur les quais devant la salle avant d'être rappeler par les assauts brutaux de la batterie qui se fait entendre à l'intérieur. Aluk Todolo a rapidement succédé à Menace Ruine sur scène et on est reparti pour 45 minutes, cette fois-ci bien plus sauvages. Là encore, le démarrage du set intrigue. Le trio (guitare, basse, batterie) éclairé seulement par une grosse ampoule suspendue au milieu de la scène, fait tourner pendant 5 minutes les mêmes notes d'un black metal certes violent et puissant mais qui très vite devient répétitif. Mais comme pour Menace Ruine, nos craintes sont très vite balayées, car la musique de nos bonshommes se transforme, se nuance. Alors bien sûr le black metal reste omni-présent, toujours: la puissance et la violence restent les maîtres mots du groupe qui ne rechigne pourtant pas à aller voir ailleurs ce qu'il s'y passe. Ici un ralentissement clairement doom, là des envolées quasi krautrock ou psyché sans oublier un troisième morceau (de mémoire) totalement fou avec un groove dévastateur qui donnerait presque envie de danser (l'image d'un Marvin en corpse-paint n'était pas loin). La puissance dégagée par chacun des morceaux est impressionnante. Bref on reste scotché devant cette très belle prestation offerte par le trio français. Là encore une belle découverte. [...]

2011-04-13 London The Borderline
mudbirdshivers.blogspot.com

Who runs the Borderline? It’s a question I ask myself as I arrive. I don’t consider myself late but I’ve completely missed Menace Ruine who apparently came onstage at 7:30. What time of night is that to start a gig?
Unfortunately, Aluk Todolo have already started their set. Irritating as I’ve waited a long-time for them to play a UK date. Maybe it’s that same anticipation which interferes with my enjoyment of their set.
My near obsessive listening to their Finsternis LP has moulded my preconceptions. It’s an unfair benchmark as it’s probably impossible to reproduce the balance and dynamics of that studio recording.
The drummer is laying down immense, intense slabs of rhythms while the guitarists open metronomic kraut meets black metal riffage.

2011-04-13 London The Borderline
osirisweb.co.uk

Aluk Todolo then played after what I reckon was one of the shortest gaps between bands I've ever seen. Round about three minutes at a guess. I wasn't actually there for Aluk Todolo, but lots of folks were. I heard time and time again people saying that this was the band they'd come for. They were ok. A little one-paced if you ask me (and that pace was 'breakneck'). The guitarist did interest me though, as he spent all his time crafting atmospheric washes and colourful textures rather than having anything to do with "riffage" or the like. Mildly interesting, but that was all.

2011-04-13 London The Borderline
rock-a-rolla.com

2011-04-15 Roadburn
slowend.com

Grosse claque d'entrée avec Aluk Todolo. J'avais un vague souvenir d'un album, j'aurai à jamais le souvenir d'une heure de krautrock sataniste au son de basse parfait, scotchant et cyclique et proprement étourdissant une fois saturation enclenchée. Tout ça, c'est en passant sous silence un des batteurs les plus impressionnants du week-end et un guitariste plein d'idée vrille tympan.

2011-04-15 Roadburn
Transylvanian Hungerrr Blog

Aluk Todolo was yet another show I couldn’t miss, and boy, what a treat!! Yet again a memorable moment, their set equally fascinated and freaked me out to the point where I started seeing things…scary things. I’ll admit there were certain performances at Roadburn where music stopped being just music, it got so intense I felt time literally stopped and for a few brief moments I wanted to go even further, by trying some serious chronics. Ah, if only by miracle one could push a button and return to reality. Never quite tried anything heavy, but if there was ever a time for me to try acid and do some irreparable damage – Aluk Todolo would have been the ultimate one way trip to hell. Damn!

Since their 2007 Descension debut the French trio stirred quite a wave in the underground, and especially with Finsternis in 2009, there’s been such a high interest towards them. And it wasn’t because of the members being associated with black metal acts like acts like Diamatregon or Blacklodge. The music itself feels quintessentially evil, it’s like a void that sucks you in, messing with your mind although you can’t quite put a finger on what it is. Very few bands make music like this today and especially live - talk about a total mindfuck! Harsh noise, scary and haunting riffs, Aluk Todolo is the definition of sonic flagellation. Stylistically, you could see it as krautrock running into black metal and complete sleep depravation, all wrapped up in barbwire and freakish nightmares. It’s psychedelic beyond belief, at one point every drumbeat felt like a knife stab, almost like whips...They played with minimal lighting; all they had was one light bulb hanging from the ceiling – very minimal, it made perfect sense. Incredible trip, so overwhelming!
When I got out in the sun I felt numb. It took a while to come back to my senses and wake up…

2011-04-15 Roadburn
blog.metal-hammer.de

Es ist stickig warm, die Musik wird zu einem Strom aus Rhythmus und Rückkopplungen, der Körper beginnt sich im Takt zu bewegen. Eigentlich ist das hier ein Rave: nur mit richtigen Instrumenten. Abgefahren!

2011-04-15 Roadburn
www.doommantia.com

I had hoped to catch some of Aluk Todolo next door in the smaller Green Room, but alas, I had seriously underestimated how popular they'd be and was forced to stand in the doorway, craning my neck over tall people once again. What I heard sounded fantastic, Krautrock motorik repetition fused with the coldness and angularity of Black Metal and a touch of the fuck-you experimentation you get from GOOD prog. What I could see looked very interesting too, as the band were utilizing bare light bulbs and creating a sort of ritual experience from their performance. I wish I could have seen more, DAMMIT.

2011-04-15 Roadburn
3voor12.vpro.nl

Voor degenen die niet bestand waren tegen de sublieme kosmische ruis van Keiji Haino op het hoofdpodium, was Aluk Todolo een goed alternatief. Het power trio gaf een fijn concert dat door veel repetitie een aangename psychedelische sluimering verwekte.
CONCERT
Aluk Todolo, Green Room, vrijdag 15 april
PLUS
Onvervalste instrumentale Roadburn rock die ergens het midden houdt tussen stoner, psychedelica en doom. Naarmate het concert vordert, speelt de band steeds lager en trager tot alles geheel tot stilstand komt. De drukte in de zaal geeft al aan dat dit het soort bands is waar het publiek het meest op zit te wachten. Vooral de drummer van dit drietal is heel kundig in het neerleggen en volhouden van sterke ritmische patronen. De spaarzame belichting met een centrale rol voor een enkele gloeilamp is erg bevorderlijk voor de sfeer.
MIN
Je kunt niet zeggen dat deze muziek bijzonder origineel is op dit festival, maar de uitvoering is zeker heel adequaat.
CONCLUSIE
Een heel geschikt concertje zonder veel fratsen.
CIJFER
8

2011-04-15 Roadburn
zwaremetalen.com

Als een van de goed vertegenwoordigde groepen woestijnnomadenrockers stormt Aluk Todolo woest door de set. Bijgelicht door een sfeervolle gloeilamp aan een draadje, voor een goed zolderkamergevoel, gooit men men westerndeuntjes en wahwah-effecten door elkaar. De drie mannen zijn ingespeeld als een malle. De set eindigt met een gruizige vertraging. [BS]

2011-04-15 Roadburn
kindamuzik.net

Na het betoverende machtsvertoon van Keiji Haino doet de bekeken improvmetal van Aluk Todolo [bovenstaande foto] in de kleine zaal wat gewoontjes aan. Dat kan nooit de bedoeling zijn van het trio, dat met uiteenlopende invloeden als kraut, wave, prog, jazz en garagerock zelfs binnen de breed uitwaaierende Franse avant-blackmetalscene nog een buitenbeentje is. De ritmesectie (tevens actief in Gunslingers) legt gejaagd en ook een beetje stijfjes de basis voor het experimentele, minimalistische gitaarwerk. Het valt daarbij te prijzen dat de band zich niet verschuilt achter een hoog volume en echt staat te 'spelen'. Toch is het resultaat slechts bij vlagen boeiend en al helemaal niet vervoerend, en dat is op deze editie van Roadburn bij lange na niet genoeg om je mee te onderscheiden. (TG)

2011-04-15 Roadburn
DOOMEDFOREVER

"Aluk Todolo - def one of my favorites this year. Like them on record, but this came totally out of the blue - another cool thing that happens at RB, having your mind blown by unexpected bands. Psychedelic black metal freakouts with hanging bulb gimmicks (that worked really well though) and barbaric moustache drummers. Seriously awesome, with amazing drumwork."

"ALUK TODOLO Headed down the bat cave knowing that this gig would be something else - and indeed it was. The barbarian Hadjiannou's frame in the dim bulb light launching into a malestrom of relentless one-chord buzzsaw and a motorik blastbeat lulled me into an unnerving trance, this went on for minutes (although sense of time was completely lost already at this point), just before unleashing a chaotic attack reminiscient of prime Blut Aus Nord, all flailing hair and discordant razor riffs (anyone know on which release this song is?)... this began a unearthly descent into the abyss. Faust/Circle like rhythms in a similar blackened kraut way as Fleshpress, horrendous psych noise, swathes of downtuned morbid doom... all resulting in a chaotic climax presented here (I think it was the last one?)I'm not exactly comfortable calling gig a ritual, and this wasn't
exactly it either, but perhaps presenting something you might conjure up in one... pure excellence."

2011-4-20 Malmo - Sing Sang Studios
avantgarde-metal.com

How to not write a concert review: wait 6 days to write it. Especially if the following three nights include two equally spectacular concerts, one birthday party and the amount of beer that follows naturally with these events. Photographic credit to Åsa Septikemi.

Anyway. Here’s my belated impressions of ALUK TODOLO and MENACE RUINE’s tour when they pounced the unsuspecting audience in Malmö. Since the humming sensation the gig left was swiped clean by the above-mentioned beer and the TODAY IS THE DAY and VOIVOD shows, the impressions are perhaps a bit... earthly in style and tone. And in the end, its more about me and my impressions than the actual music, sorry about that. Also, forgive the shifts in tense.

About a year and half ago, I came in touch with Shantidas of ALUK TODOLO (guitars, whose bespectacled appearance you see below) after my raving reviews of their first two albums. I said to him: "you have to come to Sweden, you have to play in Malmö”. I didn’t have much of a part in the actual booking once the European tour with MENACE RUINE in April 2011 came into being, but I think that I’m a bit responsible for hooking them up with the venue in my town. Helping out with some promotion, I was asked by the organiser to help out at the gig as well, so I got a chance to hang out a while before with the musicians, chat and listen to the soundchecks, carry stones and buy soft drinks. Nice people all of them, really. Some fascinating insights to the work behind the entity ALUK TODOLO. Played some songs before the show as well (some Negative Plane, Abruptum, Furze, Locrian, Mortuary Drape... to set the mode you know, DJ aVoid at the turntables).

I’ll get to the actual shows soon, don’t worry. First some words on the venue: it’s called Singsang Studios, and is a kind of artist hotel/collective, with a bunch of Malmö-based visual and sound artists having set up their shops there. One of them, Richard Daun, who is also a musician (in FLOWERS MUST DIE among others), has the main space, which is big enough to use as a concert venue/night club, so go figure - it’s a central tenet in the Malmö experimental underground where both local and touring musicians appear (from neokraut psych-jamz to eviscerating harsh noise - OSCILLATING INNARDS and OUR LOVE WILL DETROY THE WORLD are two international names I’ve seen there recently). Not really the place that attracts a metal crowd - if AT and MR does that at all. Anyway, it’s located at a steet called Norra Grängesbergsgatan, which is famous for several things - its flourishing cultural life (clubs, galleries, studios and rehearsal places), the Stadex factory (polluting enough to keep wages down), illegal nightclubs, drug pushers, child trafficking (happened only once though), Oriental delicacies and pastries, a car school named Jihad; it’s a great place, really., it even had a blog. And the Singsang studio has access to the roof, so if you want to smoke (anything, really) or just have some air just walk outside. The mentioned factory makes a great backdrop for industrial shows. This particular even attracts about 40-45 paying visitors, which crowds the place pretty tightly. And there’s no stage - just the equipment in one corner of the room, turning all performances into very intimate events.

So. MENACE RUINE begin the night. Haven’t really listened too intensely to their releases, which is a fault on my part - where I’m positioned in the venue, all details are deafened by bass frequencies. But I can see that they strum away fervently on their MIDI controllers (by the way - how often do you see MIDI controllers on stage, in these analogue-or-die days?), so a lot is going on at least. What I hear is good, except perhaps the metal drums, played on the keyboard. The vocals come out clearly though - his raspy black metal shriek and Genevieve’s very personal and idiosyncratic vocals. They perform with energy, though maybe a bit hidden and squeezed in behind their equipment - a small venue as mentioned, and there isn’t much room between ALUK TODOLO’s backline and the "front row” of the audience. As mentioned, haven’t heard much of their material, but the melodies sounded nice. But what’s more important is the audience’ reaction - they seemed to love it. I was afraid it would be all too pompous and dramatic for the critical crowds, but it went straight home I think. At least to the heart of the girl right beside me who was crying after a few songs. If a band makes one person cry, they’ve won more than an arena of politely clapping casual listeners.

But, without disrespect to the French Canadians, MENACE RUINE wasn’t really what I was there for. The prospect of witnessing ALUK TODOLO, in my mind one of the best new bands we have today, was too daunting for me to care about anything else. So a while later, after another DJ got to play some thrash/crossover metal, which was just weird, Antoine took his place behind the minimalist drum kit, and Mathieu and Shantidas took their bass and guitars respectively. I was expecting music in the vein of the Finsternis album - slow, subtle, minimal approaching nothingness, but instead... GRIND. For four-five minutes. One chord. No progress. After this bludgeoning introduction, they continue to carve out their Shaman doom/blck metal-kosmische rock with only one or two breaks... and I loose track of time and space. Antoine is wearing a MAGMA logotype, and his energy is surely channeled from the same beyond as Christian Vander - his focus and attack is impressive, but at the same time he’s somewhere far out in the ether. The songs float seamlessly, are they changing compositions or just riffs?, with complete communication, and complete focus. If you’ve heard their recordings... it sounds like that, but MORE in every aspect. I’m standing so close that I can almost taste their sweat, and it’s hard not to get dragged into whatever vortex they are ripping open. It is... AWESOME. The metal comes out much more, due to the volume, but they still retain the Cosmic aspects; compositionally they owe more to NEU!, FAUST and CAN than DARKTHRONE... in some marvellous way, they channel the energies inherit in both types of music; raw and clawing, mechanic and motorik, dark and brooding, and extremely groovy (a term which feels just wrong in this context, but it’s the truth). What struck me afterwards was how that band, in some obscure way, encapsulated just about everything that I personally what to create and express in music. Minimalist and sophisticated, mysterious and straightforward, direct and obscure. Weird.

There’s a live tape recording out, I urge everyone to acquire that somehow, as it is a surprisingly accurate presentation of witnessing them. But even more, I urge you all to get out and EXPERIENCE these two bands, for everything that’s worth. And go visit your local purveyor of experimental music, support your venues, since it’s a damn dirty and unthankful job to run one in the long run - far from all music is better live, but when it is, it’s MAGIC.
aVoid

2011-04-23 Prague - K4
MARASTMUSIC

Menace Ruine naživo vůbec nepoužívají kytary, na pódiu mají jen dvoje klávesy, dva mikrofony a nějaké efekty spíš do noisu, a ten se také po nástupu dvojice na pódium spustí. Líbili se mi asi o něco víc než Aluk Todolo, kteří byli méně špinaví než na deskách, takže atmosféra nebyla tak silná, na druhou stranu ji však víc než vynahradila nehorázná zábavnost show. Každopádně oba dva sety letos těžko budou mít konkurenci.

Můj ideální koncert by se konal v nějakém malém poloprázdném klubu, kde by vystupovaly nějaké kapely z oblasti „zajímavého blacku“, které si budou uvědomovat, že dvouhodinový set je moc. Dobrý zvuk a absence („mladých nadějných“) domácích předkapel jsou samozřejmostí, stejně jako chudému studentíkovi dostupná cena.

Na Aluk Todolo a Menace Ruine dorážím chvíli po osmé a čekám. V K4 je dohromady asi pětadvacet lidí, na kterých je z velké části vidět, že přišli na metal (na jednom podstatně víc než na ostatních, ale o tom až později).

Menace Ruine naživo vůbec nepoužívají kytary, na pódiu mají jen dvoje klávesy, dva mikrofony a nějaké efekty toho typu, který se používá spíš v noisu, a ten se také po nástupu dvojice na pódium spustí. Valivou drone/noisovou masu tlačí do ještě větších extrémů zpěvákův řev. K popsání charakteru hudby se mi nejlépe hodí anglické „primordial“, cosi prastarého, prvotního, ještě neobroušeného. Ve druhé skladbě přebírá zpěv druhý člen kapely, zpěvačka Genevieve, a mě, ještě vzhledem k použitým perkusím, napadá: „Dead Can Dance žijí – a hrají noise.“ Na netu není snad jediná pořádná fotka Menace Ruine, takže až teď zjišťuji, že ten nádherný a výrazný hlas patří docela malé a nenápadné osůbce, která však přesto, bez jediného slova nebo nějakého podbízení se publiku, svého spoluhráče naprosto zastiňuje. Ze zbytku setu bych vypíchl ještě rytmiku tuším čtvrté skladby, která snad čerpala z nějaké minimalistické elektroniky. Jinak vynikající set prakticky bez black metalu a se spoustou noisu téměř všude, ať už v „The Angelic Process pasážích“ nebo spolu s čistým ženským zpěvem. Zničující koncert. Mimochodem, sklepení K4 je pro atmosféru Menace Ruine naprosto ideální. Potlesk odpovídá kvalitě, a právě teď se, zatím ještě neškodně, jen barbarským řevem, projevuje jakýsi potácející se viking.

Už od prvních momentů vystoupení Aluk Todolo je zřejmé, že s předcházející kapelou nebudou mít společného nic (vyjma kvality). Trojice seskupená kolem ze stropu visící žárovky (až ironické, vzhledem k tomu, že Aluk Todolo jsou indonéské rituály předků) jede prakticky od první chvíle na plné otáčky. Nekonečné opakování působí na deskách velice jednoduše, a pro basáka tomu tak možná opravdu bylo, ale bubeník (typický kudrnatý kníratý Frantík) se při těch rychlostech pořádně zapotil, což mu ale nebránilo v občasném ukazování očního bělma publiku. Kytarista, který by, až na brýle a výraz, výborně zapadl do druhé řady na Slayer, hraje nějak muzikálněji, méně špinavě než na deskách, takže atmosféra není tak silná, na druhou stranu ji však víc než vynahrazuje nehorázná zábavnost show, kdy pěkně razantně přikyvují do rytmu snad všichni. Taky na to kapela málem doplatila. Stále nejistěji stojící viking vytrvale útočí na stabilitu aparatury, sedá na pódium, padá basákovi do efektů, nedbá na domluvy tour managera (nebo kdo to byl), až to začíná vypadat na pěstní souboj. Což zpozoruje kytarista, přestane hrát, uklidní situaci, omluví se a začne song odznova. Závěrečný aplaus je opravdu mocný, přesto se přídavek nekoná – hádám, že kapela, která hrála celkem dlouho, ani víc nazkoušeno nemá.

Menace Ruine se mi asi líbili o něco víc než Aluk Todolo, každopádně oba dva sety letos těžko budou mít konkurenci. Můj ideální koncert.

2011-04-23 Prague - K4
mortemzine.net

V době velikonočních svátků, konkrétně na Bílou sobotu 23. dubna, proběhl v pražském klubu K4 koncert dvou těžko zařaditelných uskupení – francouzských Aluk Todolo a kanadského dua Menace Ruine. Obě kapely letos vystupovaly na každoročním – pro mnohé legendárním – festivalu Roadburn v nizozemském Tilburgu, odkud se společně vydali na menší turné po Evropě. Také proto vyšel termín pro Prahu na výše zmíněné, pro fanoušky poněkud nešťastné datum.

Před osmou večerní hodinou se do klubu začalo pozvolna trousit prvních pár návštěvníků, z nichž mi většina tváří přišla značně povědomá. Zatím to však ještě působilo, že v sále je dohromady více účinkujících a organizátorů než příchozích posluchačů. Když bylo pak vše připraveno k odmávnutí startu – zvuková zkouška hotová, trika, CD a vinyly pečlivě rozestavěny na stolech podél zdi, životně důležitá žárovka nad pódiem pro Aluk Todolo naaranžována dle čert ví jakých tajemných měření, postávalo či posedávalo v klubu nějakých 28 lidí. „Oni ještě možná dorazí někteří notoričtí opozdilci, co chodí pravidelně alespoň hodinu po uvedeném začátku akce,“ snažila jsem se poněkud nepřesvědčivě povzbudit kamaráda organizátora z Letmo Productions. S pobaveným úsměvem a významným pohledem na hodinky, jejichž ručičky ukazovaly téměř devět hodin, odpověděl něco jako, že s tím už moc nepočítá. „Za patnáct minut se ještě můžou stát divy,“ odvětila jsem s přehnaně předstíraným optimismem, dusíc v sobě spiklenecký smích.

Divy však opravdu nastaly, když se na pódiu objevila dvojice křehce působících Kanaďanů MENACE RUINE, kteří spustili své rituálně rytmické zaklínání zahalené do špinavého závoje drone-noisu místy přiživovaného pochmurnými melodiemi kláves. Mužský skřípavý přidušený přes efekty prohnaný vokál, trochu připomínající záhrobní jekot Malefica z Xasthur, krásně kontrastoval se zvučným sytým altem Genevieve . Překvapilo mě, jak temně a přitom nenuceně může znít čistý ženský vokál v tomto obskurním druhu hudby, zvláště pak u živého vystoupení. Její svérázný melancholický hlas působil dohromady s dramatickou instrumentální kompozicí jako apokalyptické vyprávění o dávno zapomenutých běsech, které hrozí novým příchodem v budoucnosti bližší, než si myslíme. Nebezpečně podmanivou přesvědčivost dvojici Menace Ruine opravdu nelze upřít, v jejich projevu bylo cosi neuchopitelného a tajemného, odkazujícího na skrytou hrozbu číhající kdesi v temných chodbách archaického labyrintu ležícího neznámo kde v útrobách země. Přiznám se, že v některých nečekaných okamžicích u skladeb jako „Utterly Destitute“ či „Nothing Above or Below“ mě z takových nepatrných náznaků až zamrazilo.

Krátce po nadšeném potlesku posluchačů a jejich uznalém pokyvování hlavami nastoupila na scénu trojice vesele vypadajících Francouzů. Nezbytná žárovka se klidně pohupovala vzduchem a zatím si jen tak nerušeně vydávala své nostalgicky nažloutlé světlo. Ovšem v momentě, kdy ALUK TODOLO řízli do strun, to vypadalo, jako by světlo leknutím mírně pohaslo. Byl to ale jen můj subjektivní dojem, neboť se mi zřejmě trochu zatmělo před očima z toho intenzivního valivého zvuku, který se jako tekoucí láva šířil příšeřím klubu, až postupně pohltil celý tamní prostor a všechny lidi v něm. Nebylo úniku. A kdo by taky utíkal? Vypadalo to, jako že se všichni rádi nechali zaplavit tou černou vroucí bublající hmotou, která se od první chvíle začala rozlévat z pódia. Je neuvěřitelné, co ti tři dokázali vytvořit jen s bicími, basou a kytarou (samozřejmě podpořenou řadou různých efektů). Tempo kolísalo od rychlejších black metalem nasáklých zběsilostí po pomalejší psychedelický krautrock s velmi bizarními rytmy evokujícími atmosféru rituální slavnosti po požití magických psychoaktivních bylin.

Na intenzitě těžko popsatelného zážitku přidal nakonec i fakt, že Aluk Todolo nedali posluchačům ani možnost se nadechnout nad hladinou vířivé hlubiny šílenství, protože se rozhodli hrát necelých 50 minut v celku. Žádný přídavek se ale pak i přes mohutný aplaus nekonal. Asi po mimořádně zdařilém výkonu hudebníci vyčerpali veškerou svou energii, čemuž bych se ani nedivila, neboť jí do svého vystoupení vložili maximum.

Ještě bych závěrem dodala, že ani po zvukové stránce se nic nepokazilo. Dobré nazvučení tak bylo výchozím předpokladem k celkové úspěšnosti tohoto jedinečného hudebního večera, o kterém se poté mnozí spokojení návštěvníci vyjadřovali, že to pro ně byl jeden z nejlepších koncertů.

2011-04-24 Bern
deneb-tala was here : Aluk Todolo, Herpes Ö Deluxe & Menace Ruine au Rössli, Bern (CH)

Aluk Todolo, avec quelques autres, faisait partie de ces quelques groupes qu’il me fallait absolument voir en live. Si je peux désormais les rayer de la liste, et avec les honneurs, c’est pour mieux les inscrire aussitôt dans la liste des groupes qu’il me faut absolument REvoir. Ayant eu des tremblements incontrôlables à l’annonce de leur tournée avec Menace Ruine, j’avais un peu laissé tomber, voyant qu’ils ne passaient pas en terre alsacienne. Je n’avais alors pas pensé recourir à l’« l’échappatoire suisse », fou que je suis (et pourtant ce n’est pas la première fois…). Jusqu’à la découverte d’une date à Bern. J’étais disponible, j’avais le temps, j’avais l’argent (hum). C’eut été criminel de ne pas en profiter.

En général, lorsqu’on vient voir un concert, la première partie constitue au mieux une agréable découverte, au pire un fardeau local plus ou moins imposé. Cette fois la situation était un peu spéciale : je connaissais et estimais les trois groupes. Pas question donc d’en perdre une miette. La soirée commence plutôt bien ; étant arrivé très en avance, contrairement à d’autres concerts dans lesquels je rôde pendant trois quarts d’heure autour du stand merchandising, ici les gens viennent spontanément te parler, j’ai ainsi pu faire connaissance avec un sympathique fan local de Darkspace (salut à toi si tu me lis) et quelques amies et amis d’Aluk Todolo venant en plus de vers chez moi (salut à vous si vous me lisez) autour d’un stupide incident, un des mecs s’étant vu demander instamment de retirer sa veste ornée d’un patch Der Blutharsch et le t-shirt de sa confection qu’il portait (et qu’il vendait sur le stand) parce que présentant un « symbole fasciste » que personnellement je cherche toujours (décidément la Suisse est un pays plein de surprises). Les membres des différents groupes se baladent au milieu du public qui commence à s’épaissir (malgré la rude concurrence du concert de Earth à Lausanne), les deux de Menace Ruine ont l’air super gentils, bref la soirée s’annonce plutôt bien. Ceci étant dit, les mecs d’Aluk Todolo grimpent sur scène. Grands, sobres et classes, chevelus et barbus. Antoine Hadjioannou a une moumoute de cheveux bouclés et un pendentif Magma qui me le rendent tout de suite éminemment sympathique, derrière une batterie assez minimale (devant laquelle est pendue l’inévitable ampoule fétiche), à l’inverse des pedalboards plutôt chargés. Quelques secondes d’immobilité, deux coups de baguettes pour donner le tempo et c’est un blast-beat furieux qui commence le concert. Je n’entre pas plus dans les détails concernant leur style général, référez-vous à mon article dédié à Finsternis. Le jeu d’Antoine est absolument stupéfiant ; son blast-beat, à l’inverse des habituels records de vitesses, évoque plus les toukatoukatouk cradocs des grands disques de Darkthrone. La revendication magmaienne n’est pas usurpée : même avec une approche physique sensiblement différente, on retrouve une forte influence de Christian Vander, que ce soit dans les yeux révulsés d’un Antoine complètement en transe ou dans cet équilibre entre une rigueur quasi-militaire et un psychédélisme hors de contrôle. Une délicieuse alchimie qui sera communiquée à tout le groupe, impressionnant autant par leur créativité et leur musicalité que par leur rigueur et leur simplicité, musicale autant que scénique : quelques tournoiements de toison capillaire de rigueur, mais aucune débauche d’expressivité mal placée. Ces mecs sont indéfectiblement carrés et c’est ça qui leur permet de partir dans des horizons psychédéliques totalement fous. Un début de concert étonnamment black metal donc : pendant plusieurs minutes, quelques accords se succéderont dans une espèce de flou gorgé de wah-wah. On tutoie un black ambiant à la croisée du rouleau compresseur cosmique de Darkspace et du psychédélisme acide d’Urfaust, voire des masses bruitistes de Skullflower. Même si le concert se déroule d’une traite, il est bien composé de différents morceaux, qui s’enchaînent même de manière assez brutale. On voit ainsi se succéder des choses plus ou moins connues : sans parler véritablement de morceaux, ici c’est un pattern de batterie se basant sur la face B du premier 7’’, là c’est une basse qui serpente à la manière de To Keep Silent. Quelques surprises sont au rendez-vous : outre le blast-beat, pour l’instant inédit en disque, des plans presque funky et quelques quasi-riffs réussissent à se frayer un chemin. Le son est plutôt satisfaisant, les oreilles souffrent juste ce qu’il faut et on discerne bien les instruments, de la basse hyper expressive de Mathieu à toutes les modulations de la guitare de Shantidas, trémolo vengeur ou pseudo-arpèges en son clair, triturée aux nombreux effets électroniques (wah-wah, delay inversé, réverbérations diverses et autres joyeusetés). Le caractère très monolithique du son évitera cependant la débauche d’effets : la variété musicale est croisée avec une certaine simplicité de moyens tout à fait appropriée à l’ambiance ritualiste du concert. Le Keiji Haino d’Affection n’est pas loin, le Lee Ranaldo de Drift non plus. On sent venir la fin lorsque nos trois gaillards entament Woodchurch, pour lequel Shantidas change de guitare pour en donner une version un peu riffée bien plus rock -voire metal- que la version « studio » (ou plutôt « cave ») présente sur Descension (à l’image de celle-ci) et qui achèvera le concert par un interminable ralentissement jusqu’à l’insoutenable, Shantidas et Mathieu donnant dans le feedback à tout va tandis qu’Antoine frappe sa batterie de plus en plus fort, comme si chaque coup était le dernier, encore, et encore… et encore…

La prestation finie, nous avons eu l’occasion d’apprécier l’attention des responsables des salles de concert qui, le dernier larsen à peine éteint, nous abreuvent déjà d’une espèce de soupe populaire à un volume presque équivalent à celui du concert. Je ne comprendrais jamais comment des ingénieurs du son peuvent montrer un tel manque de respect à l’égard des groupes qui jouent autant que du public qui, après une prestation aussi intense, a surtout besoin de se reposer les oreilles (et l’esprit). Bref. Cela aura été minimisé par une attente relativement courte entre chaque concert. C’est donc Herpes Ö Deluxe qui prend le relais : sous ce nom un peu saugrenu se cachent quatre gaillards bernois dont l’excellent Christoph Hess et sa platine néandertalienne (que j’avais déjà vu tout seul, c’est à dire en tant que Strotter Inst.) et Roger Ziegler, le co-fondateur du label local Hinterzimmer. Même si ce n’est pas ce que je préfère sur le label (Sum of R ou Ural Umbo résonnent mieux à mes oreilles), je les attendais quand même un peu de pied ferme. Une grosse table de mixage au milieu qui servait à mélanger différentes sources : une intéressante quantité de lecteurs cd et minidisc, un Korg MS20, un EMS Synthi A et autres joujous. Le résultat était un mélange de drones supra-graves à te faire des nœuds marins avec ton système intestinal, des bidouillages électroniques divers, boucles, field recordings, fragments de discours, pseudo-mélodies s’éclipsant à peine arrivées comme si elles se rendaient compte qu’elles s’étaient trompées de concert, sans oublier le type du milieu dont le physique imposant s’ornait d’un t-shirt Corrupted et qui, au choix, s’époumonait dans une corne de brume ou se mettait à gueuler des trucs incompréhensibles dans un micro sur fond de gros noise qui tache. Massif mais varié, avec quelques moments de pure beauté, notamment une espèce de bidouillage incongru de Christoph Hess dans le premier quart du concert avec des petits fragments noyés dans la réverb d’un vinyl de musique symphonique, ou d’orgue, ou de je sais pas quoi de très lumineux passé genre au quintuple de sa vitesse qui contrastait radicalement avec les bourdonnements telluriques du reste. Effet boeuf garanti. Un petit défaut ? Les gars, vous ramenez un Synthi A, faites-le nous entendre un peu plus, quand même. En bref, un bon moment et parfaitement bien placé dans le soirée : sans dire que c’était reposant (je pense que c’était même le concert le plus éprouvant de la soirée d’un point de vue de puissance sonore), cela créait une sorte d’équilibre : un groupe rock (Aluk Todolo), puis un pas-rock (Herpes Ö Deluxe), puis un moitié-rock (Menace Ruine).

Passé ce moment de poésie locale, Menace Ruine amènent leur équipement. Très succin : je ne sais pas ce qu’ils utilisent sur leurs albums mais là leur matériel se limitait à un Oberheim Matrix 1000 et son clavier maître pour chacun avec quelques effets et une groove box, et bien sûr l’inoubliable tambourin rouge. Les pauvres auront eu droit à la musique du bar à fond… pendant leurs balances. C’est tout juste si on daignera baisser le volume pour « checker » le micro de Geneviève. Hallucinant… Mais leur prestation fera vite oublier ce défaut de la soirée : pour résumer, Menace Ruine en concert, ça envoie du bois. On commence en fanfare avec Collapse, le titre qui ouvre leur dernier disque, Union of Irreconcilables, histoire de mettre tout le monde d’accord. Se suivront plusieurs morceaux issus de leurs différents albums (je n’ai pas tout reconnu mais à part le dernier, je connais assez mal leurs disques), entrecoupés d’applaudissements du public (j’avais presque oublié ce que ça fait). Craignant pour la clarté du son,  j’étais un peu sceptique au début concernant les fréquences graves, particulièrement hypertrophiées, mais au final, cela desservait le son massif et écrasant, qui n’avait pas à rougir devant les apocalypses sonores de leurs productions « studio ». Je ne parlerais pas plus des tenants et des aboutissants de leur musique ici, étant en train de rédiger un article sur Union of Irreconcilables ; je dirais uniquement que toutes les composantes étaient là, le contraste entre les masses sonores d’une incroyable densité et les mélodies toutes simples de la voix claire de Geneviève et, en filiation, entre des atmosphères hautement électriques et des propositions qui touchent presque au dark folk (entre autres, le fameux tambourin rouge) ; Geneviève chante, S. hurle comme un possédé et tout deux mitraillent allègrement leurs claviers qui se font tantôt percussion rituelle, tantôt orgue fuzzy, tantôt déclencheur d’une cascade de larsens. Comme lors d’un concert de Nadja, la fatigue aidant (les concerts ayant commencé relativement tard, celui de Menace Ruine a débuté vers minuit), c’est la transe assurée. Mais surtout, ce qui primera dans leur prestation, c’est l’humilité des deux personnages : certes, encore une fois, dans la plus pure tradition black metal, on a eu droit à quelques vigoureux coups de nuque entre deux hurlements de la part de S., mais la présence scénique, à l’image de leur matériel simple et efficace, respirait la sincérité, la vraie, celle qui n’a pas besoin qu’on la prône à qui veut l’entendre guitare en main. Impression confirmée en allant un peu discuter avec eux après, tellement abordables (Geneviève me disant qu’elle avait adoré le concert de Caspar Brötzmann au Roadburn) qu’il ne m’est pas venu à l’idée d’aller leur faire signer un objet comme à des superstars. Objet que je possédais pourtant, étant allé allègrement faire sa fête au stand merchandising tenu par JR, le patron de Public Guilt.

Un soirée de qualité, intense, variée tout en gardant une atmosphère générale cohérente ; des musiciens formidables qui allient créativité et efficacité, farouchement expérimentaux mais sans avoir besoin d’en faire tout un fromage. J’en ai encore les oreilles qui sifflent, les tripes qui  frémissent et les yeux qui pétillent.

2011-09-10 Speyer : Sinister howling Fest
http://blackdevotion.forumactif.com/t1209-sinister-howling-ii

Nom de Dieu, Bethlehem c'était bon! Malgré une grosse salope aux claviers qui servait à rien (mais à mon avis ça doit bourrer sec en backstage) et pleins de pains à la basse. Essenz, Ahab super. Seth, Hasserben, Forgotten tomb: de la grosse merde. Aluk Todolo... Transcendant. Ils ont joué 1h30 (de 2h à 3h30) j'ai eu l'impression que ça avait duré 20mn... Report plus précis euh plus tard. Dodo.

Aluk Todolo sur scène=grosse claque transcendentale.
Je les ai vus l'an dernier avec Menace Ruine, 1h et des poussiéres qui est passée à une vitesse incroyable.A aucun moment on ne ressent d'ennui, c'est hypnotique à souhait!
Pour le coup les groupes français devaient faire tâche sur cette affiche, à servir leur insipide bouillasse BM-plus-cliché-tu-meurs. Idem pour Forgotten Crotte remarque. Mais eux au moins ne se réclament pas d'un régionalisme à la con, pour se donner un côté NS, donc evil, comme le fait Hasserben. Minable.

2011-10-11 : Lyon - France - Le Buffet Froid with Stephen O' Malley (solo)
666rpm.blogspot.com
Buffet Froid c’est ce nouveau disquaire, installé depuis cet été dans les anciens locaux de la librairie Grand Guignol au 81 Montée de la Grand Côte, dans le bas des pentes de la Croix Rousse à Lyon. Un disquaire qui m’impressionne toujours un peu car malgré le petit nombre de références proposées en rayon (c’est normal lorsqu’on débute), je n’en connais pas la moitié des trois quarts. Sûrement un bon signe puisqu’en même temps tous ces disques inconnus me font curieusement très envie – appelez ça  le syndrome du records geek si vous le voulez.
Comme à l’époque de Grand Guignol (et même avant) la cave de Buffet Froid accueille des concerts. Et ce soir, plus précisément, un concert évènement avec Stephen O’Malley (on ne le présente plus mais quand même : il a joué ou joue encore dans Sunn O))), Khanate, Burning Witch, KTL... et j’en oublie sûrement) et les obscurantistes d’Aluk Todolo qui reviennent pour la troisième fois en un peu plus d’un an. Ce concert s’inscrit dans le programme de délocalisation imposée plus connu sous le nom de « Grrrnd Zero Hors Les Murs » ou bien de « Grrrnd Zero Fait Du Camping Sauvage Chez Les Autres » depuis que ce haut lieu de l’activisme lyonnais est menacé d’expulsion. Ironie du sort, le même soir, Le Sonic accueille lui aussi un autre concert estampillé Grrrnd Zero avec Pierre Bastien. On imagine ce que cela aurait pu donner si ces deux programmations avaient pu être réunies comme avant, dans les locaux du collectif.
Bref. La cave de Buffet Froid étant d’une capacité limitée – cinquante places seulement – et le nom de Stephen O’Malley
disposant d’une certaine aura, l’organisateur du jour a donc mis en place tout un système de préventes et de réservations. C’était bien la première fois de ma vie que j’achetais une place pour un concert Grrrnd Zero avant le jour même. Je ne me rappelle d’ailleurs même plus de la dernière fois où j’ai acheté une prévente et engraissé un site marchand de spectacles ou un magasin de disques (?) disposant d’un comptoir billetterie. Mais comme il était hors de question que je rate une nouvelle fois Aluk Todolo après avoir séché sur les deux précédentes venues du groupe, il a bien fallu malgré tout en passer par là. Et le jour même le concert était affiché… complet.
La cave de Buffet Froid est éclairée d’une seule ampoule blafarde mais celle-ci a été suspendue par un long fil électrique qui la maintient à 30 ou 40 centimètres seulement du sol. Cela donne une lumière très étrange et sale, projetant des ombres inhabituelles, et faisant ressortir les pierres de la voute. Un endroit idéal et une ambiance parfaite pour la musique d’Aluk Todolo. Le trio (de gauche à droite : basse/batterie/guitare) ne décevra pas tout au long d’un concert d’une heure et pendant lequel il a soigneusement mis en place son metal rituel et shamanique, teinté de kraut répétitif, bourré de modulation de feedback, aux vibrations incantatoires et sauvages malgré une totale absence de chant, pour lui faire prendre son envol et tutoyer les hautes sphères. Le début du concert était bon, le milieu excellent et la fin nous a transportés – nous, public – dans une sorte de transe terrifiante d’impétuosité déchainée. Signe qui ne trompe pas, les gens se rapprochaient petit à petit du groupe, doucement, se resserraient autour de lui, comme attirés/hypnotisés par un fluide invisible mais irrésistible.
Une fois ressorti à l’air libre, j’en étais à me dire que peu m’importait désormais le concert de Stephen O’Malley. Et plus j’attendais entre les deux concerts et plus je me sentais aller à une certaine torpeur post traumatique tout en me remémorant certains riffs entêtants et rythmes hypnotiques d’Aluk Todolo. Après un temps qui a semblé une éternité O’Malley a enfin terminer de finaliser son installation, est remonté de la cave pour inviter le public à l’y rejoindre et là, une fois redescendus, nous avons pu découvrir une montagne d’amplis menaçants et un étalage de pédales d’effet. Le tout dans une obscurité palpable.
Car le concert de Stephen O’Malley va se dérouler avec en guise d’éclairage uniquement la lumière des amplis, des diodes des pédales et celle du e-bow que le musicien utilisera en deuxième partie de set. Il n’y aura guère que lorsqu’une main inconnue et mal inspirée appuiera malencontreusement sur un bouton et que la lumière jaillira brutalement dans la cave que l’on verra correctement tout ce qui s’y passe, on y verra surtout un O’Malley un peu agacé et tout prêt de s’arrêter de jouer.
Décrire la matière sonore et transcendée qui a constitué ce concert de Stephen O’Malley est, à posteriori, une tâche bien difficile. Il est sans doute plus aisé de parler des effets ressentis à ce moment là, durant quarante minutes, dans cette cave enterrée à la Croix Rousse. La façon dont le sol de béton s’est mis à trembler, faisant jaillir d’incroyables vibrations qui se mélangeaient à celles tout aussi violentes de l’air en des tourbillons incessants. Une expérience, extra-musicale, des enchevêtrements de sons qui vous creusaient le corps de l’intérieur comme si O’Malley jouait avec vous tout comme il jouait de sa guitare.
Une nouvelle fois la remontée de la cave s’est accompagnée d’un sentiment d’abandon abasourdi et d’accomplissement avec vue imprenable sur un grand sentiment de vide. Il était 23h30, bien plus tard que prévu (les concerts à Buffet Froid ne doivent d’ordinaire pas dépasser 22h30 pour cause de voisinage récalcitrant), c'est-à-dire surtout trop tard pour filer jusqu’au Sonic et assister à un bout du concert de Pierre Bastien, comme initialement prévu. Et puis l’envie avait totalement disparu, par crainte de ne pas pouvoir écouter, après une telle expérience, une musique qui soit, sinon à la hauteur, du moins capable de détourner l’attention aiguisée et le cœur gonflé du flot émotionnel qu’ils venaient de subir jusqu’à l’inconnu. Retour à la maison, donc, et incapacité tranquille de pouvoir dormir, comme si sommeil et éveil se confondaient en un même état.
[quelques photos dans le noir ou presque ici]

2011-10-20 : Paris - France - La Miroiterie with Huata & Monarch !
uekte.wordpress.com
Le « milieu » de l’affiche est en revanche la découverte du soir pour moi, ALUK TODOLO. Le genre de groupe dont on entend parler au détour d’un forum ou d’une recherche dans les bacs à vinyles du disquaire. Le trio basse/batterie/guitare se met en place seulement éclairée par une ampoule descendue au niveau de la batterie. Et les enfers ouvrent soudain leurs portes. Il n’y a pas beaucoup d’autres manières de décrire la force de cette musique instrumentale d’une rare nervosité, tendue jusqu’à la rupture. Une de leurs affiches les voit se qualifier d’ « Occult/Krautrock/Black Metal ».  Certes, mais c’est encore bien peu pour résumer le trip de cette batterie démente couplée à une basse qui l’enserre à l’en étrangler. Pendant que sur le côté de la scène, le guitariste tronçonne le tout avec sa six-cordes possédée.  Exercice casse-gueule par excellence, l’enchainement des morceaux sans aucune adresse au public dont une partie n’en méritait guère d’ailleurs, passe sans accroc. La fin du set est marquée par les quelques « fausses » montées, jusqu’à ce que le final vient tout achever.

2011-10-20 : Paris - France - La Miroiterie with Huata & Monarch !
cvltnation.com
I’m currently living in Denmark, but my heart belongs to France, the country where I was raised. Once or twice a year, I dedicate a few weeks to spending time with my family, and will often catch one or two gigs. Last October, I was in Paris visiting an old friend of mine, and it was perfect timing to catch Monarch!, Aluk Todolo and Huata playing at “La Miroiterie”, which is a small venue located in one of the working- class neighborhood of Paris. The venue is raw and industrial, which was an interesting setting for the night of doom that was awaiting us. All three bands were brilliant but I was extremely fascinated by Aluk Todolo’s performance. If you’ve had the chance to check out that band, you’ll know you have to be in a special mood to listen to them properly, so I didn’t know what to expect from their performance. The place was ready, lit only by a small light bulb which immediately set up a special atmosphere. The three gentlemen began to play and instantaneously, I was under the spell of their hypnotizing riffs and beats. It was one of those moments where music pushes you nearly to a state of trance. While watching them play, I noticed the drummer was completely possessed by the music and his eyes were beaming white. Spectacular! I needed to catch one of those moments which best represent Aluk Todolo’s music to me: dark, mystical and intense. I will never forget that facial expression.

2011-10-20 : Paris - France - La Miroiterie with Huata & Monarch !
cerclenoir88.blogspot.com
[...] Aluk Todolo qui parvient avec très peu (une simple ampoule accrochée au kit de la batterie) à installer une atmosphère obscure et malsaine.
Inclassable, le trio a déroulé un art qui n'appartient qu'à lui et qu'aucune étiquette ne semble suffisemment juste pour le décrire. Black, Doom, Krautrock, pourquoi pas ?  C'est surtout incroyablement tordu.... Et beau. Car oui, j'ose l'affirmer, la musique vierge de chant d'Aluk Todolo est belle, à sa manière épurée et hypnotique. Et comme il y a deux ans, c'est la claque dans la gueule, celle qui vous jette ensuite sur le stand de merch' pour rafler la totale, jusqu'aux lointaines miettes ! Le groupe imprime un tempo halluciné, chaque instrument (guitare, basse et batterie) tenant clairement son rôle, quand bien les regards (et les oreilles) sont souvent braqués sur Antoine, batteur métronomique, et surtout Shantidas, guitariste habité dont le jeu gronde d'une puissance insondable. Prenant toute sa démesure en live, l'art façonné par Aluk Todolo possède la rare capacité à s'engouffrer dans les veines pour ne plus les quitter ensuite, au point de vous hanter très longtemps après que les dernières notes se soient éteintes...

2012-03-15 Brussels - Belgium - Magasin 4 - with Der Blutharsch, Deutsch Nepal, Bain Wolfkind & Varunna alternativmusik.de
Dass in Brüssel Aluk Todolo spielen sollten, war bekannt, was aber irritierte war, dass die Band als letztes Spielen sollte. Wie Albin mir erklärte, lag es daran, dass er sie sehen wollte und diese ihn und seine Band ohnehin gegen die Wand spielen würden. Das kann man zwar so nicht stehen lassen, da beide Bands auf ihre Weise faszinierend waren. Allerdings musste man sagen, dass man schon beim Auftritt von DBATICOLTH bereits mit Reizen bombardiert wurde, die man einordnen musste. Aluk Todolo trieben das noch einmal auf die Spitze und man versuchte, irgendwas Konstantes an dem Auftritt zu finden und das einzige, das man entdecken konnte, war eine Glühbirne, die auf Höhe der Musiker hing. Alles andere verschwamm irgendwo zwischen Black Metal, Shoegaze, Stoner Rock, Progressive Rock, Metal… Jedenfalls konnte man es nur schwer zuordnen und gesungen wurde ebenfalls nie. Jedenfalls funktionierte der Auftritt Aluk Todolos und man war irgendwo zwischen labyrinth-artigen Riffings und sehr schrägen Melodien gefangen, die sich über zehn Minuten ziehen konnten.
Am Ende des Abends war man allerdings wirklich gut geschafft, so als wäre man den ganzen Tag auf der Kirmes gewesen: Man hatte richtig viel Spaß, aber den nächsten Tag wird man viel Ruhe brauchen, um sich zu erholen. Ärgerlich war dann nur, dass man noch drei Stunden Fahrt nach Hause vor sich hatte, bis man dann endlich ins Bett fallen und die ganzen Eindrücke verarbeiten konnte…Text und Bilder: Tristan Osterfeld

2012-03-15 Brussels - Belgium - Magasin 4 - with Der Blutharsch, Deutsch Nepal, Bain Wolfkind & Varunna
peek-a-boo-magazine.be
The French band Aluk Todolo brought a radical change in style with their instrumental black metal. With one guitarist, one bassist and one drummer, they create obsessive rhythms, minimal bass lines and abyssal disharmonic lead guitars, constantly on the edge of strident feedback noises. After a few 'songs', we realize the link with Albin's music as the hypnotic, trance-oriented sounds draw us in a psychedelic, lo-fi nightmare with stabbing vibrations and a heavy, subliminal tension.

2012-03-15 Brussels - Belgium - Magasin 4 - with Der Blutharsch, Deutsch Nepal, Bain Wolfkind & Varunna indierockforum.com
Quant à la conférence d’Aluk Todolo, pourtant formellement annoncée, que s’était-il passé ? La secte avait-elle finalement renoncé à sa participation au forum ? Au regard de l’incompréhension qu’elle a toujours suscitée, il m’était permis de comprendre cette décision. Il est vrai que sa doctrine, d’obédience psychédélique/métallique, n’a jamais fait l’unanimité. Avec leurs concepts et préceptes intentionnellement abscons, puisés dans quelques ouvrages occultes (et non hippies) de rock psychédélique obscur des 60’s, et leur vocable âprement saturé de distorsions, inspiré par les crasseuses tournures expressives de certains recueils scandinaves de black-metal, ses essais philosophiques ont souvent été éreintés par la critique, connotés -à juste titre ou non- poussifs et excessivement répétitifs, hermétiques voire repoussants car dénués d’accroches évidentes. Mais quelles qu’aient été les considérations faites à son encontre, ses adeptes ont bel et bien pris part à la soirée ; seulement, pour une question d’organisation, leur intervention s’est vue différée. Ainsi donc, sous le patronage du sinistre mage Aleister Crowley, ceux-ci sont venus à cette assemblée avec la ferme intention de célébrer leur messe noire. Dans une pénombre savamment entretenue par quelques chandelles électriques éparses, derrière un voile de fragrances narcotiques fumantes, sans une seule incantation, et sur une lente et pesante cadence de percussions métronomiques, ils ont rapidement instauré une ambiance solennelle. En fait, les litanies composées par les vibrations de leurs cordes démoniaques cherchaient moins à bercer l’auditoire de mélopées saillantes qu’à y convier les ténèbres environnantes. Et ces forces infernales, merveilleusement réverbérées sous les voûtes de la nef de Magasin4, s’insinuaient directement dans la chair et le sang, pour ensuite mieux prendre possession de l’âme. Aussi, au cours de cette sombre liturgie, j’ai fini par cerner les desseins véritables de la secte : point initier les éventuels disciples avec quelques formules flatteuses ou accrocheuses mais tenter de posséder ceux-ci avec des fluides auditifs volontairement répétitifs, voire subliminaux. Après cette expérience singulière, à ceux qui jugent les traités d’Aluk Todolo fastidieux et obscurs, je ne leur prodiguerais qu’un conseil unique : ne pas s’arrêter à ces seules lectures, mais assister personnellement aux célébrations de ses officiants car, selon moi, celles-ci génèrent les conditions optimales pour qui désire sincèrement saisir la portée profonde de cette philosophie. Mais avant de conclure tout ceci, il me reste quand même un sérieux regret à formuler : puisque les délégations de Der Blutharsch and the Infinite Church of the Leading Hand et d’Aluk Todolo étaient toutes deux présentes ce soir-là, il était fort regrettable qu’elles n’aient discouru ensemble un extrait de leur œuvre commune. Car une telle occasion, je ne suis pas assuré qu’elle puisse se reproduire de sitôt.